Une nature d'exception

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Les espèces perturbatrices

Toute réserve se retrouve confrontée un jour ou l'autre à de nouvelles problématiques. Elle se doit alors de tenter de les résoudre, en accord avec son plan de gestion et en intégrant les acteurs locaux et les riverains.

Le sanglier 

 

Bien que ce soit une espèce sauvage « naturelle », le sanglier profite depuis plus de 20 ans de la déprise agricole ; l’enfrichement lui est favorable. Il prolifère donc dans certains secteurs de Brenne, et notamment autour de Chérine. L’effet refuge de la Réserve joue pleinement son rôle, mais l’impact des sangliers sur le site est important. A l’instar des espèces exotiques envahissantes, la nécessité d’en réguler la population est apparue.

Depuis l’hiver 2003, en accord avec le Comité de gestion, des interventions d’effarouchement ou de régulation, confiées à l’Association des Chasseurs à l’Arc Berry-Brenne, se déroulent sur la Réserve.

Le but de ces battues est le suivant :
  • déranger régulièrement les sangliers ;
  • les repousser vers les propriétés alentour afin qu’ils y soient soumis à la chasse,
  • ou encore tuer quelques individus pour augmenter le sentiment d’insécurité sur le site.
 

 


Le cormoran

L’augmentation régulière des effectifs de grands cormorans séjournant sur les étangs de la Brenne en période estivale ont incité à entamer des démarches d’effarouchement et de régulation de l’espèce. Mis en place en 2004, un partenariat entre le  Syndicat des Pisciculteurs de Brenne, le Parc Naturel Régional de la Brenne et les associations naturalistes a permis d’aboutir à une autorisation exceptionnelle du Ministère de l’Ecologie et du Développement Durable pour une opération expérimentale sur deux années. Il s’agissait de faciliter la régulation de cormorans sur des étangs déterminés, en contrepartie d’une préservation conjointe des milieux naturels propices aux oiseaux menacés qui nichent sur ces mêmes étangs.

Depuis, la Réserve continue à expérimenter. Un de ses objectifs est de démontrer que le maintien d’une activité piscicole est compatible avec la préservation des richesses de la Brenne.

Une plus forte présence humaine, des épouvantails, voire des filets de protection aident à la limitation de la prédation du cormoran ; La prévention de la nidification de ces oiseaux sur les étangs conventionnés ou leur installation en dortoir se verra effectuée par des prospections de terrain du personnel de la Réserve. En cas de nécessité, le tir de l’espèce sera assuré par les agents de l’ONCFS, les lieutenants de louveterie ou les gardes assermentés de la Réserve sur autorisations préfectorales.